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Livres: La longue course de M. Flanagan

Bien avant la mode des ultramarathons, bien avant Born to Run ou Scott Jurek, l’histoire de la plus longue course à pied au monde a été écrite.

Vous l’avez probablement manqué à sa sortie en librairie en 1982 mais Flanagan’s Run est un livre qui mérite absolument votre attention si vous êtes un amateur de course à pied. J’ai lu l’édition anglaise mais je sais qu’une édition française fut publiée en deux volumes aux éditions J’ai Lu.

Écrit par Tom McNab, ce livre relate l’aventure vécue par des centaines d’hommes qui, au cœur de la dépression américaine des années 30, prendront part à une course de 3000 miles couru à raison de 25 miles par jours. Grosso modo, un marathon tous les jours.

J’étais persuadé que j’étais en train de lire un livre écrit pour profiter de l’engouement récent pour tout ce qui touche à la course. Lorsque l’auteur fait référence aux indiens Tarahumara, j’étais convaincu que c’était une référence directe au livre Born to Run. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le livre avait été écrit plus de 30 ans auparavant!

Peuplé d’une ribambelle de personnages colorés et divertissants, Flanagan’s Run est un roman d’aventure sportive écrit comme un road book à la Kerouac. Venu des quatre coins du monde, les personnages du roman prêtent leur point de vue tour à tour pour raconter l’histoire d’hommes qui, n’ayant plus rien à perdre ni à gagner, prennent part à une course folle dans l’espoir de remporter le gros lot de 150 000$.

Les coureurs devront affronter la faim, la fatigue, le désert, la neige et même les membres d’un syndicat pour parvenir à la ligne d’arrivée. On a l’impression de lire un livre de Dean Karnazes!

Amateur de course à pied, de romans d’aventures ou de livres autobiographiques écrits par des coureurs trouveront leur plaisir assurément à la lecture de ce livre qui mérite d’être découvert.

Ma suggestion : se procurer  l’édition audio sur Audible.com

Deux semaines avant le marathon: l’importance du tapering….

Il reste moins de deux semaines avant le Marathon Rock N’ Roll de Montréal et ce sont les deux plus longues semaines de ma saison de course car je ne cours presque plus! C’est la période de repos ou de “Taper” qui doit précéder une course.

Cette année, j’ai décidé de m’y tenir pour de vrai. Les années précédentes, j’ai toujours triché un peu en incorporant un petit 30k le week-end avant la course mais, d’après les spécialistes, il faut vraiment respecter une période de quasi-repos au moins deux semaines avant l’événement.

Selon le magazine Runner’s World, qui a consulté une cinquantaine d’études scientifiques, une période de repos précédant un marathon est un moment crucial qui permet au corps de régénérer ses réserves de glucose, d’enzymes, d’anti-oxydants et d’hormones. On serait fou de s’en passer!

Le pire, c’est de se sentir aux arrêts. Mes jambes me disent “va courir!!” mon coeur me dit “go pour un 25k après souper…” mais ma tête dit “Non, on se repose”.

Mais attention, il ne faut pas non plus ranger ses souliers de courses dans le grenier et installer son hamac dans le salon! L’idéal est de continuer de courir grosso modo à la même fréquence qu’auparavant (avec une journée de congé de temps en temps) et de réduire les distances et la vitesse à des niveaux très confortables. Par exemple, faire un 10k à la place d’un 20k et diminuer son pace un petit peu. Évidemment, c’est ma méthode. Si vous faites vos recherches, vous verrez qu’il y a plusieurs moyens d’optimiser la période de tapering…

J’ai vraiment très hâte d’être sur le pont Jacques-Cartier…

 

Courir à Rimouski: Le sentier des Draveurs

Quel plaisir j’ai eu ce week-end dans les sentiers longeant la rivière Rimouski.

C’était en quelque sorte un retour au sources pour moi car j’ai eu le privilège de grandir dans un quartier situé tout près de ces sentiers. J’ai passé ma jeunesse à les sillonner et à y jouer. L’hiver, nous allions à un endroit que nous appelions la “Piste du Y”, un sentier qui se divise en deux fourches, pour y glisser avec nos trois-skis…

C’est donc la tête pleine de souvenirs que j’ai fait le tour de ces superbes sentiers. Ils sont bien entretenus et très divertissants. Tantôt larges, tantôt étroits, parfois abruptes et parfois plats: on trouve de tout dans ces sentiers. Du parc Beauséjour jusqu’à la “pulpe”, on peut faire une boucle qui fait une dizaine de km. Je l’ai fait deux fois. J’ai eu du mal à maintenir un très bon pace à cause du parcours côteux mais sinon, ce fut un très bon entraînement.

Même sans les souvenirs, le paysage à lui seul vaut la peine de faire le détour. Si vous êtes de passage dans la région de Rimouski, ces sentiers sont un parcours à ne pas manquer…

Défi Boréal St-Anne de Bellevue 2012

Dimanche 5 aout 2012. C’était la deuxième fois que je participais au défi St-Anne de Bellevue. C’est une belle course de 20km avec un parcours intéressant bien que répétitif (c’est deux fois le même parcours de 10k). Le départ se fait du collège John Abbot et se poursuit dans une série de pistes de graviers et de sentiers forestiers.

Il faisait chaud et humide hier. Je crois que ça a ralenti plusieurs coureurs. De mon côté, j’avais eu la chance de courir en Floride lors de mes vacances quelques semaines plus tôt et je crois que ça m’a bien préparé à affronter ce climat.

Vers la fin, lorsque c’est le temps de pousser un peu la candence, une pluie rafraîchissante s’est mise à tomber ce qui m’a aidé à finir en force.

Par contre, j’ai vécu une expérience un peu décevante: je crois que ma puce était défectuseuse. Je ne sais pas si c’est la pluie ou un défaut de fabrication mais mon temps n’a pas été enregistré. Lorsque je suis arrivé pour le vérifier sur Sportstats, mon résultat n’était pas là. J’ai envoyé un mail pour voir ce qu’ils peuvent faire…dommage.

Néamoins, ce fut une belle course. J’ai réussi à faire une sorte de split négatif pour la première fois. J’ai fait bien attention de ne pas m’énerver avant d’avoir franchi le km 10. Ensuite, j’ai accéléré un peu mais j’ai senti la fatigue vers le km 14. J’ai donc trotté un peu derrière un coureur qui allait moins vite (visiblement exténué à cause de la chaleur) et j’ai fait descendre ma température. Une fois “reposé” j’ai repris la cadence au km 17 et poussé la machine jusqu’à la fin.

Il y a plusieurs dénivelés sur le parcours. Il faut être stratégique. Je n’ai pas marché mais j’ai rapetissé mes foulées pour économiser mon énergie, comme un cycliste qui passe en petite vitesse.

J’ai fait un temps dont je suis satisfait mais je crois que si je perdais un peu de poids, je pourrais gagner 5 ou 10 minutes sur mon temps pour cette distance. À suivre.

Perdre du poids pour améliorer son temps

Je lis beaucoup de livres écris par des marathoniens et des ultra marathoniens et je remarque toujours la même chose: je ne cours pas vite!

Dans mon club de course c’est la même chose. Quand j’y vais, je me fais souvent dépasser par des coureurs plus vieux et plus expérimentés.

Mais je crois avoir trouvé la solution pour améliorer mon temps. Perdre du poids.

Je ne suis pas obèse mais j’ai des kilos à perdre. Je vais essayer de passer de 185 livres à 165 livres et on verra bien ce que ça donneras.

À suivre. Je suis déjà descendu à 180 après une semaine de Sacrsdale…je commence la semaine #2.

Encourageant: Après ma course de 30km de samedi dernier, je me suis pesé et j’étais descendu à 177! Beaucoup d’eau et encore de l’eau mais quand même, c’est beau à voir sur la balance.

Se préparer pour le marathon

Ma préparation pour le Marathon de Montréal de cette année va bien. J’ai l’impression de m’y prendre mieux. Peut-être que c’est l’expérience qui fini par rentrer.

Il faut dire que je suis loin d’être discipliné. Je ne suis aucun programme, j’y vais au feeling. Les vrais et les puristes vous diront certainement que c’est le pire moyen de s’y prendre mais je cours d’abord et avant tout pour le plaisir donc au diable les conventions.

Une chose est certaine, je commence à augmenter mes distances et ça paraît. J’ai couru un premier 30km ce week-end. J’étais mort au km 28 et j’ai du me pousser pour parvenir à 30. J’ai même marché un peu vers la fin…Semaine prochaine je vise 35km.

La semaine, je sort pour des courses de 15 ou 20km. Parfois moins quand j’ai peu de temps. J’essai aussi d’incorporer des sorties plus courtes et plus rapides. J’ai fait un 5km hyper rapide avec ma blonde (qui suivait en roller blade) dimanche dernier.

À ce rythme, je devrais pouvoir finir Montréal avec de bonnes jambes et, si tout va bien, un temps juste en dessous de 4h.

Courir à Edmonton: À la découverte des sentiers et pistes de la Valley

Mon travail m’a amené à Edmonton cette semaine. J’avais une conférence à donner à l’University of Alberta, au campus situé dans le quartier Strathcona. Ensuite, j’ai profité des jours qui me restaient en ville pour courir un peu…

De mon hôtel du centre-ville, j’ai descendu la 100e avenue pour découvrir un réseau de pistes et de sentiers forts impressionnants. Pour ceux qui ne connaissent pas la ville, Edmonton est un carré traversé par une belle rivière. Plusieurs ponts enjambent la rivière, permettant de se rendre d’un quartier à l’autre.

Ce qui est fascinant c’est que tout autour de la rivière, en plein coeur de la ville, on retrouve une véritable forêt. La vallée est un immense parc sillonné de sentiers et peuplées d’arbres. On y accède via d’immenses escaliers de bois.

Je ne m’attendais pas à trouver d’aussi belles pistes à Edmonton. Le centre-ville est un peu glauque… on y croise de nombreux clodos et, règle général, c’est assez ordinaire comme endroit (désolé chers amis Edmontoniens…) Mais la valley, c’est une autre histoire!

J’ai couru pendant 16km et je n’arrêtais pas de découvrir de nouveaux endroits à explorer. Les sentiers sont composés d’un agréable mélange de pistes asphaltés, de sentiers bien entretenus et de trails étroites qui piquent à travers la nature. On y croise des marcheurs, des cyclistes, des coureurs et des coyotes! C’est assez inusité de se retrouver en pleine nature à quelques pas de la ville. Ce n’est pas un petit îlot de forêt, c’est un vrai parc national!

En plus, des parcs fleuris ont été aménagés ici et là, ce qui rends l’endroit encore plus beau si un peu moins sauvage.

La circulation pour piéton est aussi facilitée par de nombreuses rampes d’accès facilitant la traversée des ponts. J’ai même trouvé un pont 100% piétonnier qui permet de traverser la rivière aisément et en toute tranquillité.

Bref, j’envie un peu les gens d’Edmonton qui peuvent jouir de ces sentiers à l’année. (Je crois qu’on peut y pratiquer le ski de fonds l’hiver).

La prochaine fois que vous êtes de passage à Edmonton, amenez vos souliers de course, vous ne le regretterez pas.

Le livre de Scott Jurek: Eat & Run

Les amateurs de course à pied ont été chanceux au cours des dernières années. Nous avons eu droit au fantastique Born to Run et aux livres de Dean Karnazes. Aujourd’hui, c’est au tour de Scott Jurek de publier un livre: Born to Run.

Je ne l’ai pas lu au complet mais j’ai eu la chance de lire quelques uns des passages du livre dans les magasines spécialisés et le livre est très prometteur.

Scott Jurek a toujours été très critique des autres ultra marathoniens qui utilisaient leur gloire pour se faire de l’auto promotion. (Mr. Karnazes entre autre…).

Reste à voir quel ton aura son livre. M. Jurek à l’air d’une personne très sérieuse et j’ai l’impression qu’il pourra nous apprendre une chose ou deux. J’ai très hâte de lire ce qu’il a à dire à propos de l’alimentation. Scott Jurek est un végétalien endurcit – il doit bien prendre son énergie quelque part.

En attendant la sortie du livre, je vais aller courir.

Salut!

Une petite dose d’humilité

Finalement, j’ai pris la décision de joindre un club de course de ma région, les Riverains pour ne pas le nommer.

Je n’étais pas certain d’aimer ça. Habituellement, je cours seul avec un audiobook. Mais j’adore. En plus de rencontrer des gens qui aiment courir tout comme moi, j’ai l’opportunité de me comparer aux autres. Rien de mieux qu’un peu de compétition pour éveiller le désir de se dépasser – et de dépasser les autres.

Mais j’ai vraiment trouvé des adversaires à ma taille. Il y a des coureurs, des gens plus vieux que moi en plus, qui courent ultra vite! On dirait qu’ils volent sur l’asphalte.

Hier, nous avons fait une longue sortie, une boucle en sentier d’environ 6km sous le soleil brûlant de mai. Le premier tour s’est bien passé et je me suis félicité de suivre le peloton, composés de coureurs qui m’avaient dépassés lors de l’entraînement sur piste. Je me suis dit “je ne suis pas si pire que ça finalement…”. Puis, au deuxième tour, l’un d’eux à dit “là, on va augmenter un peu la cadence, parce que je m’ennuie un peu.” Et je les ai perdus de vue.

Morale de l’histoire, je dois redoubler d’efforts pour améliorer ma vitesse. C’est motivant, même si ça demande d’avaler un peu son orgueil.

Courir en hiver? Suivez le Québécois!

Courir l’hiver comporte quelques difficultés. Il faut tout repenser. Mais quand on vit au Québec, difficile d’éviter cette saison à moins de cesser de courir. J’aime trop courir pour m’arrêter plus de quelques jours… j’ai donc du apprendre à apprivoiser la saison froide.

D’abord, il faut s’habiller correctement. Et quand je dis correctement, je veux dire ne pas trop s’habiller! Je fais toujours la même erreur. J’enfile trois couche de vêtements trop chauds. Un gilet près du corps, un t-shirt et un cotton ouatté avec en plus un coupe vent. Ouff. Il fait chaud là dedans. Après 2-3 km, j’ai du mal à respirer et je dois m’arrêter.

Il ne faut pas oublier que le corps dégage beaucoup de chaleur… alors pas besoin de vêtements trop chauds. Trois couches suffisent: un vêtement près du corps de style combine, un petit t-shirt et un coupe vent. Lorsque la température oscille entre 0 et -10, j’enlève même le t-shirt qui est de trop.

L’autre gros problème avec l’hiver c’est que les routes sont difficiles…mais pas impraticables. Il y a toujours un peu d’asphalte ou de neige plate où courir est possible. Attention aux blessures et aux plaques de glace.

À mon sens, le plus gros danger de l’hiver c’est les automobilistes qui sont souvent carrément imbéciles. Lors de mes sorties, il m’arrive fréquemment de devoir courir au  milieu de la rue pour éviter une plaque de glace, un banc de neige ou une flaque d’eau glaciale. Pourquoi est-ce que les voitures ne ralentissent pas ou ne font pas l’effort de changer de voie? Je ne suis pas un anti-voiture mais quand même, share the road guys! Je le dis plubliquement, je méprise ces conducteurs qui traitent piétons et cyclistes comme s’ils étaient des intrus sur leur voie pavée. J’aimerais avoir une poignée de roches dans mes poches pour les lancer sur les belles carrosseries quand ils me frôlent . Voilà, c’est dit.

Revenons à nos moutons. Ce que j’aime le plus de l’hiver, c’est que c’est une saison très belle et très agréable. Le vent frais et pur, la neige qui craque, le ciel bleu et le paysage givré. Je me considère comme privilégié de pouvoir courir dans un tel décor. En plus, c’est gratuit et c’est juste à l’extérieur de la maison.

C’est dommage qu’aussi peu de gens profitent de l’hiver! Je peux courir pendant 2 heures et ne voir PERSONNE qui promène son chien ou qui prends une simple marche.

Bon…salut, je m’en vais faire un petit 6km dans la froidure.